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Festival Itinérant de Poésie Internationnale en Afrique
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Les nouveautés
Nos bestsellers | Ligne éditoriale |
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| Apatride
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Kalula Kalambay
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La poésie de Kalambay est en prise directe avec la vie, elle est parole sans truchement, dénudée de toute contorsion linguistique et de toute illusion métaphysique.
Elle est un chant d’arme contre les avatars de l’exil sous toutes ses formes, en même temps qu’une célébration du retour non seulement au sol natal mais à la liberté et à la joie, bref aux essences humaines qui font de nous des êtres fraternels.
Poésie d’apatride, poésie de l’exil, le recueil s’ouvre sur un hommage à la mère, partie, plus loin encore, revenue au pays natal, à la terre.
Poésie de tous lieux, poésie de l’errance sans repère et sans attache, et poésie du mouvement, du va et vient. Contre la douleur de l’arrachement, la perte des liens, l’éparpillement des siens à tous vents, l’écriture est un ancrage, un rappel, un sens, un projet enfin : « si j’étais ».
Souvenirs et regrets, rêves et cauchemars se mêlent, le ton est noir, parfois violent, douloureux en tous cas. Des textes tristes qui dressent le constat de tous ces maux qui détruisent l’homme : fratricides, haine, terreur. Une poésie qui veut préserver l’humain écrasé, encerclé par la mort et l’oppression, arraché à la vie.
Une poésie fragile, un fil ténu, tendu, menacé sans cesse d’être rompu et en cela si précieux.
L’ampleur de ce chant pluriel prend souvent une forme messianique car le poète transforme la souffrance de l’exil en possibilités de reconstruction d’un peuple immense avec sa terre.
Prix : 10 € (0 Franc cfa)
ISBN : 2-912724-37-6 Année de parution : 2006
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| Djibril Diop Mambety ou le voyage du voyant
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Anny WYNCHANK
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Prix : 15 € (10000 Franc cfa)
ISBN : 2-84436-030-0 Année de parution : 2002
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| L'Afrique face au défi la modernité
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Mamadou Ablaye N’diaye & Alpha Amadou Sy
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Avec le triomphe de la circumnavigation, les problèmes de l'altérité se posent, désormais, en termes de mondialité. L'unification du globe, à partir de la loi du marché met en évidence les limites de la logique identitaire et celles des faux universalismes. Ce faisant, il urge de repenser, dans l'axe de l'universalité, les rapports de soi à l'autre.
S'inscrivant dans cette mouvance, Mamadou A. N'diaye et Alpha A. Sy tentent, sous l'éclairage de la théorie de la connaissance, d'aborder les questions majeures que rencontre l'Afrique qui franchit un pas dans la modernité. Ainsi, fidèles à leur principe directeur, déjà élucidé dans Africanisme et théorie du projet social, les auteurs de cet ouvrage investissent des thématiques aussi complexes que diversifiées ayant trait aux enjeux de la rationalité, à la quête de l'Absolu, à la mondialisation, à l'affirmation identitaire, à la République, au football, aux technologies de l'information et de la communication.
Par ce débat ouvert sur l'Afrique et le monde, ils engagent une discussion passionnante avec entre autres, L. S. Senghor, Cheikh Hamidou Kane, Samuel Huntington, Francis Fukuyama, Emmanuel Kant, les tenants de la Société de l'Information, etc.
Prix : 20 € (10000 Franc cfa)
ISBN : 2-912724-35-X Année de parution : 2006
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| Articles de Cheikh Anta Diop
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Cheikh Anta Diop
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Les articles de Cheikh Anta Diop réunis en un même volume. Belle initiative de paul dakeyo !
Écrits et publiés entre 1962 et 1977, ces articles mettent en évidence les différentes perspectives et méthodes avec lesquelles Cheikh Anta Diop aborde le champ et les problèmes qu’il analyse.
Le lecteur découvre ainsi les sources historiques de la pensée de C.A. Diop dans ses multiples dimensions : antériorité du fait Nègre et de l’étendue du substratum Nègre de l’Humanité, les arguments sur l’origine nègre du peuple et de la civilisation de l’Égypte Antique, l’apport de l’Égypte Antique à la civilisation et répond en même temps aux nombreuses critiques formulées par ses adversaires, à propos par exemple de l’apparition de l’Homo Sapiens en Afrique.
Ses arguments présentent l’avantage de se positionner toujours par rapport à des positions déjà confirmées dans la tradition de la discipline scientifique et de la démarche historique. Grâce à une discipline de travail, telles les datations par la méthode du radiocarbone (Centre de datation de l’IFAN) des échantillons archéologiques, géologiques, prélevés tant au Sénégal, en Mauritanie, en Haute-Volta, au Tchad, au Niger qu’en Algérie ou un peu partout sur le continent africain, la démarche confirme un travail scientifique visant à lever toutes les ambiguïtés et imprécisions sur ce que C.A. Diop affirme concernant aussi bien la pigmentation des anciens Égyptiens (test de la mélanine) que la métallurgie du fer sous l’Ancien Empire égyptien.
Mais comment effectuer une véritable prise de conscience de ce long parcours et de cet héritage historique ? La recherche est, dit C.A. Diop la source de renouvellement du monde, le moteur du progrès. Elle accroît l’emprise de l’homme sur la nature et fait de lui un agent actif de transformation du monde. La recherche doit donc prendre racine en Afrique afin de briser les cercles d’enfermement dans l’ignorance, dans la lâcheté et l’inertie. Comment donc enraciner la science en Afrique ? La sollicitation des langues africaines s’impose ici comme une nécessité pressante. La science et la recherche scientifique aussi longtemps qu’elles ne trouveront pas des possibilités d’expression en des langues africaines, l’Afrique restera toujours comme en dehors du système des sciences.
Pour faire bonne mesure, Cheikh Anta Diop procède à un ensemble de traductions en walaf (wolof) de textes savants tels par exemple la théorie des ensembles, la physique mathématique et théorique, la relativité restreinte et générale, la chimie quantique, etc. Une telle transposition supposait une parfaite maîtrise de la langue wolof. Ce qui était bien le cas du savant Diop.
Tous ces textes ainsi que leur traduction forment, comme le dit Cheikh Anta Diop lui-même, un tout qui se suit et se complète. Le lecteur (africain) attentif et sollicité, aura tout le loisir de mesurer, en la matière, ses propres possibilités comme ses propres limites. Ce qui enracinera la science et la recherche en Afrique exige aussi le plus grand dévouement, le plus grand combat.
Prix : 30 € (15000 Franc cfa)
ISBN : Année de parution : 2006
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| Les ballades nostalgiques
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Racine Kane
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Lauréat du Prix Ivoire
« Les Ballades Nostalgiques » de Racine Kane est à la fois roman d’amour poétique, érotique et fantastique, roman d’introspection, appréciation critique de l’état de sous-développement de l’Afrique et œuvre didactique.
Trèfle, une journaliste pugnace, se bat de toutes ses forces pour garder son homme Willy Bobo, « musicien aux deux disques d’or, la fierté du continent », aux prises avec « Thiakaye », une « apparition » féminine qui tente de séparer les deux amoureux.
Dans cette lutte, l’introspection est l’arme adéquate pour gagner. Thierno Alpha, patron de Trèfle, ami et confident du couple non encore marié est adepte de l’introspection et de la psychanalyse. Une bague magique léguée par son père lui a permis de « voyager plus facilement en lui pour mieux se connaître. » Avec l’aide d’Alpha, Willy Bobo, pour vaincre, parvient par le biais du rêve à se persuader que « Thiakaye », « la force de déstabilisation camouflée derrière chaque volonté légitime de plaisir, de puissance et de gloire », n’est autre que lui-même.
« Le raid intérieur »d’Alpha et celui de Willy Bobo nous permettent de savourer de belles pages de littérature fantastique (le voyage d’Alpha dans le désert) et érotique (le méga-concert de Willy Bobo dans un stade).
Mais, si le rêve tient une bonne place dans les « Ballades Nostalgiques », le roman de Racine Kane est, aussi, bien ancré dans la réalité africaine contemporaine. Par l’intermédiaire de « Thiakaye », l’auteur dénonce « la corruption et l’imposture des marabouts, des politiciens, des gourous ou artistes » et se livre à une critique sévère de l’état de sous- développement de l’Afrique : « Ta race n’est qu’une race inférieure, la poubelle de cette planète…vous n’êtes que des fainéants, partisans du moindre effort, des sous-hommes qui n’apprennent qu’un seul geste dans leur triste vie : celui de tendre la main. »
En mêlant rêve et réalité, Racine Kane nous propose avec « Les Ballades Nostalgiques » une œuvre à la fois poétique, érotique, fantastique, didactique et engagée.
Prix : 12 € (5000 Franc cfa)
ISBN : 978-2-912724-31-1 Année de parution : 2007
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| Histoire critique de l'Afrique
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Josepth Ki-Zerbo
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« L’histoire de l’Afrique subsaharienne est la plus ancienne et la plus longue du monde. À ce titre, les sommets qu’elle a connus, parce que lointains, échappent à la conscience claire des Africains eux-mêmes, qui ne peuvent les réinventer dans les enjeux contemporains. D’où l’importance d’une « histoire critique » qui seule peut aider l’Afrique à ne pas manquer une fois de plus le rendez-vous du monde tel qu’il va ».
C’est pourquoi dans « Histoire critique de l’Afrique : l’Afrique au Sud du Sahara » le professeur Joseph Ki-Zerbo étudie :
- les itinéraires africains des origines à la colonisation
- les dynamiques culturelles et civilisationnelles
- les dynamiques culturelles : les conditions d’essor civilisationnel
- les dynamiques culturelles : les principales conditions d’épanouissement
- les dynamiques culturelles : les principales conditions du déclin.
De cette étude exhaustive, qui signale aussi bien les aspects négatifs que ceux positifs de l’histoire africaine (comme de toute Histoire d’ailleurs), il convient de retenir que :
- le découpage qui sépare l’Afrique subsaharienne du Nord du Continent est essentiellement géographique et non historique
- il existe de multiples profils évolutifs en Afrique avec des disparités significatives (d’où la tentation de dire « les Afriques »)
- l’endogénéité fondamentale des processus historiques africains est indéniable
- les empires soudanais ont connu une croissance et un développement ascendants du Ve au XVe siècle
- la traite intervient au moment où l’Afrique allait décoller « la traite a ébranlé le système africain. La colonisation l’a désintégré. »
Face à la mondialisation qui risque d’affaiblir davantage une Afrique meurtrie, le Professeur Joseph Ki-Zerbo propose un nouveau départ. « La clé stratégique de la Renaissance Africaine c’est l’Intégration au moins sous-régionale. La régionalisation constitue un passage obligé et incontournable face à une mondialisation exploiteuse. »
Pour renaître « il faut bâtir de nouvelles cohérences entre les étages de la pensée (science et savoirs) et de l’action individuelle et collective c’est-à-dire de la vie. »
Pour conclure le Professeur Joseph ki-Zerbo met l’accent sur l’importance de la présence du peuple pour l’avènement de la démocratie. Comme le dit un proverbe africain « On ne peut pas coiffer quelqu’un en son absence. »
Prix : 12 € (4000 Franc cfa)
ISBN : 978-2-912717-29-0 Année de parution : 2008
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| Regards sur la Société Africaine
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Joseph Ki-Zerbo
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« Le transfert des concepts imposés comme prêt- à -porter sur des réalités exotiques peut-il être fécond ou seulement opératoire ? Mais, à l’inverse, faut-il singulariser les réalités africaines au point qu’elles doivent relever d’une science spéciale ou d’une vision tropicalisée de la science ? Nous ne pouvons nous soustraire à la trajectoire de l’homme dont nous faisons partie intégrante mais s’il est bon de nager dans l’universel, encore faut-il ne pas s’y noyer. »Cette thèse, d’une brûlante actualité, imprègne, de part en part, toute l’œuvre de l’éminent historien.
Assumant son intellectualité dans les dures conditions d’une Afrique qui se cherche, Joseph Ki-Zerbo a soumis au crible de la critique la notion de spécificité d’hier à aujourd’hui, s’est interrogé sur les rapports entre particularisme et universalité et a analysé l’évolution de la femme dans son triple statut de mère, d’épouse et de citoyenne.
S’efforçant de son mieux à faire sienne la démarche positive, l’historien burkinabé investit, avec la même rigueur, aussi bien les causes de retard de l’Afrique que les facteurs de la crise des Jeunes États du Continent Noir. Dans le même esprit, il aborde la problématique genre –développement, met en évidence l’originalité des institutions africaines traditionnelles et attire l’attention sur le sens de la créativité qui a prévalu dans les sociétés africaines.
Pour toutes ces raisons, le lecteur comprend pourquoi ces textes, qui lui sont proposés, composent ce livre qui s’insère dans le cadre du Projet « Histoire d’Afrique » soutenu par le Gouvernement du Grand Duché de Luxembourg à travers Lux Développement, Agence luxembourgeoise pour la Coopération en Développement.
On peut lui conteste tel ou tel point de vue voire réfuter la totalité de ses thèses. Cependant, tant par la problématique qu’il pose que par le sens de ses interrogations, Ki- Zerbo donne ici, encore, une autre contribution de haute facture, au développement des sciences sociales en Afrique.
Prix : 18 € (5000 Franc cfa)
ISBN : 978-2-912717-31-3 Année de parution : 2009
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| Justice au supplice
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Léon Tuam
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" Voici une poésie qui se lit d'un trait, dans un seul et même souffle, brûlant comme elle même l'est. Nous ne sommes pas loin de la poésie militante des années-négritude qui prônait le combat contre toutes les formes d'oppression et d'exploitation des peuples colonisés, singulièrement des peuples africains.
Il y a tout à la fois des accents Césairien, Damassiens, Depestriens dans ces poèmes écrits en vers libres, hachés, dépouillés à l'extrême mais exsudant un lyrisme à fleur de peau et qui prônent la liberté par l'action, mais aussi la compréhension et l'amour du genre humain. S'il se veut engagé et révolutionnaire, le poète n'en demure pas moins sensible aux beautés du monde ( " Quelle étonnante créature" ) et attentif même à l'auguste omniprésence de Dieu ( " Une prière " ).
Au total cela donne un mélange étonnant et détonnant, une poésie simple et vigoureuse qui tente d'expurger de la conscience les démons qui la tiennent en otage.
Assurément Léon Tuam est le digne continuateur des poètes de la négritude militante et il se sert avec bonheur du vers libre dans sa forme brève et incisive."
Voici une poésie qui se lit d'un trait, dans un seul et même souffle, brûlant comme elle-même l'est. Nous ne sommes pas loin de la poésie militante des années-négritude qui prônait le combat contre toutes les formes d'oppression et d'exploitation des peuples colonisés, singulièrement des peuples africains.
Il y a tout à la fois des accents Césairiens, Damassiens, Depestriens dans ces poèmes écrits en vers libres, hachés, dépouillés à l'extrême mais exsudant un lyrisme à fleur de peau et qui prônent la liberté par l'action, mais aussi la compréhension et l'amour du genre humain.
S'il se veut engagé et révolutionnaire, le poète n'en demeure pas moins sensible aux beautés du monde ( « Quelle étonnante créature » ) et attentif même à l'auguste omniprésence de Dieu
( « une prière »).
Au total cela donne un mélange étonnant et détonnant, une poésie simple et vigoureuse qui tente d'expurger de la conscience les démons qui la tiennent en otage.
Assurément Léon Tuam est le digne continuateur des poètes de la négritude militante et il se sert avec bonheur du vers libre dans sa forme brève et incisive.
Prix : 12 € (5000 Franc cfa)
ISBN : 978-2-912717-27-6 Année de parution : 2008
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| Les droits économiques, sociaux et culturels en Afrique au XXI° siècle
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Collectif
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Les démocraties restent inachevées partout dans le monde et notamment en Afrique aujourd'hui, surtout quand il s'agit de faire face à la demande croissante des populations pour des meilleures conditions de vie et une concrétisation de leurs droits de survie et de bien être. Ces droits relèvent surtout des domaines économiques, sociaux et culturels et des droits dits de solidarité, tel le droit au développement et à la paix. Bien que la priorité soit donnée à ces droits par la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples sur d'autres jugés plus classiques -droits civils et politiques-, la législation et la juridiction sont peu élaborées dans ces domaines.
Des chercheurs universitaires, des responsables de Chaires UNESCO et des praticiens des droits humains se sont penchés sur ces questions lors des Troisièmes Journées des Chaires UNESCO et Instituts de Recherche pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre qui se sont tenues à Libreville au Gabon en février 2006 afin de mieux définir, cerner et trouver des moyens de mettre en œuvre certains de ces droits relatifs à la santé, l'emploi, l'éducation. Ces chercheurs d'Afrique de l'Ouest, du Centre et de l'Afrique australe se sont posés les questions suivantes : Comment renforcer le rôle de l'Etat qui est affaibli par des politiques d'ajustement structurel, une paupérisation croissante et les effets de la globalisation ? Quels sont les voies et moyens pour une meilleure prise en charge de ces droits, en période de crise et post-crise, lorsque les mécanismes et institutions sont complètement érodés ?
D'autre part, les acteurs non étatiques, y compris les universitaires, les chercheurs, les ONG, le secteur privé et la communauté internationale ont tous des contributions à faire pour rendre effectifs des droits tant économiques, sociaux, culturels que politiques et civiques. Il semble, dès lors, que la démocratie ne peut guère exister si des groupes, y compris certaines femmes et des peuples autochtones africains comme les populations Pygmées, restent en marge de la société. Ce livre a le mérite de fournir une analyse, des réflexions et quelques réponses préliminaires des scientifiques africains pour aller de l'avant dans la marche vers la démocratisation de nos sociétés
Prix : 20 € (15000 Franc cfa)
ISBN : 2-912 717-10-8 Année de parution : 2006
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| L'écho des jours
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Hamidou Dia
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L'écho des jours, long poème de l'errance, de l'évocation, du refus de l'oubli, de l'amour de l'Afrique, de la fidélité et du combat, commence par un hommage à Aimé Césaire et déroule les souvenirs du poète.
Au poète du refus, au guide, au combattant de la Négritude, « insulaire poète solaire » et « mercenaire de l'espoir » Hamidou Dia, et, à travers lui, toute l'Afrique, rend un vibrant hommage.
L'écho des jours est à la fois : évocation nostalgique de l'enfance et de l'adolescence du poète au Fouta, cri de solidarité adressé aux populations noires d'Afrique et d'Ailleurs dont la vie est faite de souffrances, de misères, de résistances aussi et enfin témoignage poétiquement douloureux de « l'itinéraire infructueux » d'un poète tourmenté dans une Europe hivernale aux rues désertes/Derrière ses vitres closes sur des rêves avortés/Affaissée sous ses soleils truqués/Inerte.
Mais si Hamidou Dia témoigne, il se souvient surtout. Nostalgique de son Fouta Natal, ses souvenirs ne l'ont jamais quitté. Le poème témoigne du contraste saisissant entre une Europe froide et impersonnelle et une Afrique chaleureuse, éternelle, combattante qui passionne le poète. Celui-ci nous invite, dans une langue poétique d'un symbolisme de bonne facture, essentiellement marquée par le choix judicieux d'un vocabulaire riche et précis et de métaphores exquises, à une plongée dans le Fouta ensoleillé de son enfance et de son adolescence gaie et amoureuse (Oh Salysba) avec sa faune, sa flore et ses hommes de vertu.
De retour aux sources, Hamidou Dia est aussi et avant tout poète au sang rebelle, profondément attaché à son terroir. Debout, il est prêt à relever tous les défis pour que se lève sur son peuple et sur lui Le premier matin d'une humanité nouvelle/ Et de paix.
Prix : 9 € (5000 Franc cfa)
ISBN : 2-912724-36-8 Année de parution : 2006
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| Hommage des intellectuels Camerounais au professeur Cheikh Anta Diop
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Collectif Sous la direction du Prince Dika-Akwa nya Bonambéla
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La publication de l’hommage du Cameroun et de ses intellectuels au professeur Cheikh Anta Diop est une heureuse initiative de paul dakeyo. La communauté intellectuelle africaine, africaniste et humaniste tirera profit de cet important recueil de textes, de propos devrait-on dire, car il s’agit de la transcription de conférences, de tables rondes livrant de manière vivante et enrichissante les articulations de la pensée de Cheikh Anta Diop, les questions et échanges des membres de l’intelligentsia camerounaise, africaine francophone sur des thèmes aussi variés que l’histoire de l’humanité, l’histoire de l’Afrique, le dialogue des cultures, le rôle des intellectuels dans la renaissance de l’Afrique.
Certains des animateurs des discussions - le professeur Jean Devisse de l’Université de La Sorbonne par exemple -, certains des initiateurs de la cérémonie d’hommage - le prince Dika-Akwa - ont rejoint le Professeur Cheikh Anta Diop dans l’au-delà.
Ce livre est aussi un plaidoyer pour le dialogue des générations, des approches, des nuances et des itinéraires intellectuels. Les hommages sont émouvants, sincères, profonds, poétiques, lyriques, toniques parfois mystiques. On peut certes regretter qu’il n’y ait pas assez d’examens critiques sur les questions historiographiques, sociologiques ou anthropologiques. Mais tel n’était pas l’objet de l’ouvrage dont le plus grand intérêt est de nous offrir des propos inédits du Professeur Cheikh Anta Diop devant un auditoire d’intellectuels (professeurs, étudiants, professionnels de la communication), d’universitaires et de lettrés.
Ce livre n’est pas seulement un livre de plus sur la pensée et l’œuvre de de Cheikh Anta Diop, l’intellectuel africain dont la pensée aura le plus marqué les réflexions sur l’histoire et le futur du Continent au XXème siècle. Cette pensée continue d’être revisitée en ce début du nouveau millénaire et la livraison de ce tison camerounais va raviver la flamme antéenne pour la réconciliation de l’Afrique avec elle-même et avec le reste du monde.
Prix : 20 € (10000 Franc cfa)
ISBN : 2-912717-35-3 Année de parution : 2006
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| La femme et le colonel
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Emmanuel Dongala
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La feme et le colonel, première pièce puboiée par Emmanuel Dongala, mais déjà représentée plusieurs fois en Afrique et en Europe, met face à face à l'impproviste deux personnages qui se sont déjà rencontrés quelques années auparavant dans des circonstances tragiques : un bourreau et sa victime.
Prix : 10 € (6000 Franc cfa)
ISBN : 2-84436-143-9 Année de parution : 2006
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| Le crépuscule des vanités
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Amadou Tidiane WONE
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Dans un pays lointain d’un Continent improbable, Mayata - l’immortel -, dernier héros romantique d’une génération de révolutionnaires épris de liberté et de pureté, lutte efficacement contre les vestiges coloniaux, les prévarications, la corruption et la gabegie des nouveaux rois nègres. Il tombe au champ d’honneur, victime des thuriféraires « des soleils truqués ». Le flambeau est repris par une nouvelle génération, avec à leur tête un chef emblématique et décidé qui, au prix d’une savante organisation, réussit la révolution. Mettant ainsi fin à la fatalité de l’échec et à la forclusion de l’Espoir.
Ce livre est écrit dans une langue flamboyante et maîtrisée ; construit comme un roman policier, dans un style corrosif, décapant, il tient le lecteur en haleine de bout en bout. Chemin faisant il restitue à l’histoire politique du Sénégalais de ces trois décennies, des pans entiers de sa mémoire occultée par de nouvelles impostures.
Il est construit comme une allégorie et procède d’une profonde connaissance du mal africain et constitue, au-delà de sa valeur littéraire certaine, une excellente introduction aux problèmes qui agitent le continent africain tout en donnant des raisons nouvelles d’espérer.
Voici donc un livre polyphonique, étincelant ; délicieusement rafraîchissant.
Prix : 15 € (9000 Franc cfa)
ISBN : 2-912717-16-7 Année de parution : 2006
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| Théâtre
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Eugène Dervain
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Le théâtre d’Eugène Dervain appelle à la réconciliation. Et le paradoxe n’est qu’apparent qui veut que ce théâtre de réconciliation soit aussi un théâtre de la révolte.
Car la souffrance d’Eugène Dervain est le gâchis, l’innommable, le lamentable gâchis, que par impéritie, lâcheté, médiocrité, les hommes laissent s’installer dans leurs sociétés.
Contre lui, Eugène Dervain s’insurge. Il veut croire à un meilleur destin, car le gâchis porte avec lui la guerre, l’injustice, l’oppression et toutes les discriminations sociales et raciales. La médiocrité n’est jamais tolérable, parce qu’elle fait plus de victimes encore que le mal.
Courageusement, le théâtre d’Eugène Dervain veut à la fois constituer un patrimoine de fierté à l’Afrique, et dans le même acte l’appeler à se mettre énergiquement au travail, dans le combat pacifique pour l’unité, l’indépendance, la solidarité.
Comme le recueil lyrique de son compatriote Bernard Dadié, l’œuvre théâtrale d’Eugène Dervain pourrait s’intituler : « Afrique debout ».
Prix : 12 € (8000 Franc cfa)
ISBN : 2-84436-037-8
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| La révolte des voyelles
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Aboubacar Saïd Salim
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Ce même matin là, le téléphone sonna avec insistance dans le bureau du Président de la République. Les ministres y étaient réunis. Le Président avait été obligé d’aller les chercher lui-même, ne pouvant transmettre aucun message écrit ni verbal : les voyelles avaient disparu aussi du côté de la Présidence. Le Conseil fut interrompu un instant. Les ministres lançaient des grognements entrecoupés de mrd, gny, grr, et autres. Le Président souleva le combiné… Extrait de la première nouvelle du recueil.
Ce recueil de nouvelles nous donne une image pleine d’humour et de vérité des Comores contemporaines. Le roman qui le suit est un témoignage poignant des mouvements de 1968 en Grande Comore.
Prix : 12 € (7000 Franc cfa)
ISBN : 2-84436-035-1 Année de parution : 2005
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| Ismée ou Les oiseaux de lumière
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élie Stephenson
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La poésie d’élie Stéphenson dit l’éternité et la paix- la rencontre essentielle avec l’Autre. Ses textes portent le témoignage de la souffrance et de la puissance de la solitude. Ils sont empreints d’une foi profonde, d’un grand désir de l’infini.
Ici, le poète exploite des thèmes romantiques, en quelque sorte une presque célébration de la parole poétique. Il réfléchit à l’usure des mots, ces petits mots qui doivent pourtant donner force à son message pour lui permettre d’aller de l’avant !
Le poète refait l’itinéraire de la genèse, le parcours historique d’un vécu rapporté - lorsque la parole s’est faite corps pour dire hautement demain.
Prix : 8 € (5000 Franc cfa)
ISBN : 2-84436-100-5 Année de parution : 2006
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| Les échos de la diversité
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Amadou Aly Jélia Ndiaye
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Prix : 12 € (5000 Franc cfa)
ISBN : 978-2-912717-24-5 Année de parution : 2008
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| L'Imperatif Romanesque
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Boubacar Boris Diop
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Prix : 16 € (10000 Franc cfa)
ISBN : 978-2-844361-30-1 Année de parution : 2007
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| Ou va la Mauritanie?
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Abdelkader Isselmou
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Prix : 20 € (0 Franc cfa)
ISBN : 978-2-912717-19-1 Année de parution : 2007
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| Philosophie et Histoire de la Philosophie
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Jean-François Minko M'obam
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Prix : € ( Franc cfa)
ISBN : Année de parution : 2008
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Prix : € ( Franc cfa)
ISBN :
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| Esthétique Négro-Afrique et Quête D'universalité
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Kassé Kalidou
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A la Lumière de ce qui a été appelé à tort ou à raison l’Ecole de Dakar, les auteurs se proposent de montrer comment l’artiste Kalidou Kassé a réussi dans son œuvre à renvoyer dos à dos l’africanisme inhibiteur et l’universalisme creux pour contribuer à inscrire l’esthétique négro-africaine dans l’axe de l’universalité.
Prix : 20 € (10000 Franc cfa)
ISBN : 978-2-912717-20-7 Année de parution : 2007
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| Le fils ainée
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ILBOUDO Pierre-Claver
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Un consensus tacite consacre, comme une évidence, l’opposition, plus incantatoire qu’effective, qui existerait dans le roman africain entre une Tradition (africaine) et une Modernité (occidentale). La réalité, bien entendu, est loin d’être aussi schématique.
Le récit que raconte ce roman en administre la preuve. Deux phrases en circonscrivent l’enjeu : « Ta Côte d’Ivoire, c’est ce champ », est-il dit à propos du Départ de Sana, et à la fin du roman : « Il avait un Avenir », une fois que le même Sana a surmonté tous les obstacles rencontrés sur le chemin de sa quête forcenée d’une certaine forme de liberté. Ces deux phrases cernent le projet essentiel du roman : elles invoquent la possibilité d’une alliance entre la légitimité familiale (qu’incarne le fils aîné) et la légitimité d’un recours à l’Avenir (les études ne représentant qu’une des éventuelles modalités de pouvoir y accéder).
« Le Fils Aîné » de P.C. ILBOUDO pose ce problème d’une façon concrète et précise.
Pierre-Claver ILBOUDO est né en septembre 1948 à Manga (Burkina Faso). Il a fait ses études secondaires au Petit Séminaire de Pabré et au Lycée Philippe Zinda Kaboré(Ouagadougou). Il a obtenu une Licence d’Anglais à l’Université de Lagos (NIGERIA), une Maîtrise de Linguistique Appliquée à la Traduction à la Sorbonne Nouvelle (Paris IV), un DEA de Lettres Modernes à Lille III et un Doctorat (Nouveau Régime) de Lettres Modernes à Cergy-Pontoise. Il a fait ses études professionnelles à l’ESIT (École Supérieure d’Interprètes et de Traducteurs) à Paris et au Polytechnic of Central London (Londres). Il est Interprète de Conférence.
Prix : 10 € (5000 Franc cfa)
ISBN : 2-903871-38-8
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| Luttes politiques et résistances féminines en Afrique
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Samir Amin
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L’oppression des femmes et l’exploitation de leur travail, dont l’ancienneté rivalise avec celle de l’humanité, sont-elles, dans le moment contemporain de l’histoire sur le chemin de leur éradication ?
Quelles que soient les nuances qu’on puisse apporter à la réponse, celle-ci devrait, à mon avis, prendre en considération sérieuse le fait que le capitalisme n’y a pas intérêt. Car si le profit maximal (qui constitue le motif décisif qui commande les logiques de l’accumulation et de ce qu’on appelle vulgairement le « développement ») est en fonction inverse du niveau des salaires réels payés aux salariés directement exploités, ce dernier est à son tour fonction de la masse du travail que le capital ne paie pas. C’est ainsi que le travail des « femmes au foyer » - qualifié souvent fort malheureusement de « non productif » là où il faudrait dire « indirectement productif » - permet de réduire d’autant celui des salaires « directement productifs. »
L’observation est valable pour toutes les sociétés contemporaines – « développées » et « sous-développées » - qui sont toutes bel et bien intégrées dans le capitalisme mondialisé. Encore devrait-on préciser ici que la proportion du travail indirectement productif (dont largement celui des femmes) dans l’ensemble du travail social est incomparablement plus forte dans le Sud (où la proportion des salariés demeure faible comparativement à ce qu’elle est dans le Nord). Ce qui explique en bonne partie la faiblesse des salaires réels – au-delà de la part dans l’explication du fait qu’il faut faire aux différences de productivité du travail – la surexploitation du travail en général et les surprofits du capital, la surexploitation particulière du travail des femmes, comme les masses gigantesques de valeurs créées dans le Sud, transférées au bénéfice du Nord, enchâssées dans le système des prix et de ce fait invisibles pour l’économiste conventionnel.
De surcroît les systèmes sociaux du monde moderne ont partout su parfaitement articuler des formes anciennes de l’oppression des femmes (« le patriarcat ») aux exigences de l’exploitation capitaliste moderne.
De cette réalité résulte l’importance centrale des luttes conduites par les femmes (parfois, mais rarement hélas soutenues par d’autres) contre leur oppression et l’exploitation de leur travail.
Sans doute s’agit-il, dans l’immédiat, de luttes largement orientées vers l’égalité des droits (et sa mise en pratique). égalité des statuts personnels, des salaires (à travail égal salaire égal), de l’accès aux « qualifications » sur la base desquelles les inégalités sont légitimées, dans le droit de la famille (droits parentaux et conjugaux), dans l’état (droit de vote). Marginalement la question de la reconnaissance d’un droit à la rémunération par la société du travail non marchand fourni par les femmes « au foyer » a commencé à être posée. Ce qui a été obtenu dans cette perspective reste jusqu’ici tout à fait marginal. Au mieux quelques « allocations » familiales ou autres. L’argument nouveau propose une véritable redistribution du revenu national – à grande échelle -, fondée sur le principe général de la solidarité nationale, permettant une rémunération réelle de toutes les formes du travail individuellement productif, massivement celui des femmes. Mais il ne s’agit jusqu’à ce jour que d’un thème abstrait concernant la société alternative (socialiste), nécessaire et possible, au-delà du capitalisme.
Les luttes des femmes « pour l’égalité » ouvre donc la voie à une critique radicale du capitalisme. Mais pour ce que cette critique passe du stade de critique théorique du système à celui de la critique pratique par les travailleurs (hommes et femmes) qui en sont les victimes, encore faut-il que les luttes des femmes pour l’égalité s’articulent aux autres dans une stratégie commune anti-capitaliste (que je qualifie positivement de stratégie socialiste). Beaucoup des mouvements de femmes se méfieront de telles propositions. Non sans raisons valables. Car dans l’histoire du mouvement ouvrier et socialiste réellement existant, on a entendu répéter ad nauseam : d’abord la révolution (ou la transformation par la réforme), ensuite on règlera le « problème des femmes ». L’honnêteté politique exige qu’on conçoive les choses autrement et qu’on en déduise des principes d’action autres : que toutes les luttes (dont évidemment ici celles des femmes) sont d’importance égale et que c’est seulement leur association immédiate – et non leur dissociation temporelle – qui permettra de rendre réelle des avancées révolutionnaires concrètes. La balle n’est pas dans le camp des mouvements de femmes, mais dans celui des autres – syndicats, organisations paysannes, partis politiques progressistes - qui ont le devoir (pour de surcroît être efficaces) d’intégrer les luttes des femmes dans leurs stratégies de dépassement du capitalisme et de construction des socialismes du XXIe siècle.
Le défi concerne toutes les sociétés de la planète. Mais il prend certainement dans le Sud une dimension plus forte que jamais. Non pas parce que les sociétés du Sud seraient « forcément plus arriérées » – ce qu’on tente de nous faire croire – (même si certains symptômes peuvent donner crédibilité à cette affirmation), mais parce que les projets du capitalisme sénile en menacent les peuples comme jamais auparavant. Aujourd’hui la poursuite de l’expansion capitaliste exige la destruction rapide des « sociétés paysannes » - presque la moitié de l’humanité, les deux tiers au moins de celle du Sud. La lutte pour un « autre développement » (terme impropre du langage politique courant), pour une « autre mondialisation » (sa conséquence nécessaire) passe par l’invention de formes d’organisation sociale et politique fondées sur « la production paysanne familiale » - rénovée et ouverte sur le progrès commandé par ses exigences propres. Mais qui dit « production paysanne » devrait savoir qu’il s’agit de modes de production associant des hommes et des femmes, sans, bien sûr, les traiter comme des égaux. Les luttes pour le droit des sociétés paysannes, le droit de leur accès au sol et aux moyens de son exploitation, comme aux moyens de leur progrès, n’ont pas de sens sans reconnaissance du droit des paysannes.
L’ouvrage collectif proposé ici par les équipes du Forum du Tiers- Monde fait le point pour ce qui concerne les luttes des femmes en Afrique. C’est un point de départ incontournable pour quiconque souhaite donner à la lutte des peuples pour leur émancipation économique, sociale, culturelle et politique toute l’ampleur qui lui est nécessaire pour « changer le monde. »
Tout en laissant l’entière responsabilité de l’introduction à Fatou Sarr, avec qui il a discuté autant que possible, Bernard Founou-Tchuigua a joué un rôle clef dans la formation et la coordination du groupe de travail dont ce livre n’est qu’une partie du produit.
Prix : 15 € (10000 Franc cfa)
ISBN : 978-2-912724-25-2 Année de parution : 2007
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| Les Poubelles de L'espoir
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Prix : 9 € (3000 Franc cfa)
ISBN : 978-2-912717-34-4 Année de parution : 2008
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| L'excision
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Marie-Jo Bourdin
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Prix : 12 € ( Franc cfa)
ISBN : 2-84436-036-x Année de parution : 2005
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| Eclats de Lune
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Victor-Emmanuel Cabrita
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Prix : 10 € (0 Franc cfa)
ISBN : 2-912717-18-3 Année de parution : 2006
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| Au bout du Petit Matin
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Paul-Christian Lapoussière
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Prix : 15 € ( Franc cfa)
ISBN : 978-2-912724-30-4 Année de parution : 2007
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| Errance et Espérance
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Prix : 6 € (2000 Franc cfa)
ISBN : 2-912724-15-5 Année de parution : 2006
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