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Festival Itinérant de Poésie Internationnale en Afrique
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Les nouveautés
Nos bestsellers | Ligne éditoriale |
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| Le Chant Des Nénuphars
suivi de
La montagne vaporeuse
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Oumar Diagne
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Poète errant qui accepte la solitude de l’être, Oumar Diagne nous propose un recueil qui est à la fois une pénible quête permanente de la plénitude, de l’amour et de la liberté, une dénonciation des injustices humaines, un hommage à son père, aux hommes de paix et aux artistes qu’il admire.
La première partie, « Le chant des nénuphars », témoigne des souffrances du poète dues à l’hostilité humaine et à l’âpreté de la recherche permanente de l’amour et de la liberté « fille du silence / Et aboutissement de l’errance ». Mais si les humains lui sont hostiles, la nature elle lui est clémente, voire complice : « silence de la nature berceuse / Unité du moment / Voici les instants du lac / Réanimant une âme meurtrie.
La deuxième partie « La montagne vaporeuse » est un hommage à son défunt père, son « miroir », son « soleil », auquel il voue tendresse et reconnaissance : « Toi qui sus me nourrir du nectar de l’essentiel. »
Le poète rend également hommage aux « Justes » que sont Gandhi, Martin Luther, Sankara, aux artistes Jimmy Hendrix et John Lee Hooker dont la musique l’apaise, à Charles Baudelaire le « poète maudit » auquel il s’identifie. Baudelaire c’est « le prophète banni / Au regard trop perçant pour être supporté » mais que « l’encre… éternise. »
Si les thèmes de l’errance douloureuse et de l’indignation devant le spectacle de la misère du monde prédominent dans « le chant des nénuphars », ceux de la révolte et du combat s’installent dans « la montagne vaporeuse. »
Oumar Diagne poète mystérieusement devenu lucide grâce au « clin d’œil de l’étoile » apaisé et solidaire des hommes, encore plongé dans sa quête mais pour qui « l’essentiel était d’accoster sur les bords de la montagne », entrevoit, à la fin du recueil, la lumière au bout de la nuit.
Prix : 10 € (6500 Franc cfa)
ISBN : 978-2-912717-21- Année de parution : 2008
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| le prince qui croyait à la démocratie
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Mansour Bouna Ndiaye
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Ce livre, retrace l’itinéraire d’un « Prince » qui, tout en revendiquant les valeurs les plus positives de son éducation traditionnelle, est à l’épreuve de l’idéal démocratique. Tout en restant profondément politique, il parvient à résister aux dérives du pouvoir et aux tentatives de la politique politicienne en mettant à profit ces valeurs que lui ont inculquées par son père et qui ont pour noms : endurance, courage, vertu, honneur et amour de son prochain.
Cet ancrage à l’éthique, qui lui permet de ne jamais se réaliser au détriment d’autrui, s’explique aussi par son apprentissage du saint Coran et par sa fréquentation, dés le bas âge, de grands marabouts au nombre desquels le Kalifa Général et celui des Tidianes.
De l’enfance au Ndiambour où il s’initia, à la fois, aux mouvements associatif et politique la phase adulte, qui est aussi celui des lourdes responsabilités, l’auteur retrace une aventure avec des anecdotes non seulement croustillantes mais qui renseignent sur les pratiques et traits de caractères de figures emblématiques de l’histoire politique du Sénégal, voire de l’Afrique : Galandou Diouf, Lamine Guéye, Senghor, Abdou Diouf, Modiba Keïta, Ahmet Sékou Touré, etc.
Évidemment, on peut aisément imaginer le subjectivisme qui imprègne ce genre d’ouvrage dont le narrateur est aussi, plus qu’un témoin, un acteur, pour ne pas dire un des principaux protagonistes de l’histoire racontée. Cependant, le lecteur, qui sait faire preuve de discernement, pourra facilement y trouver des informations et matériaux de premier plan pour comprendre des séquences importantes d’un Sénégal en construction. En revisitant, à sa manière, la question coloniale, le vécu des Sénégalais durant la Seconde Guerre Mondiale, la Fédération du Mali, le divorce du couple Dia - Senghor et l’ascension de son cousin Abdou Diouf, entre autres, Mansour Bouna Ndiaye livre, non sans une certaine générosité, aux historiens, chercheurs, décideurs et hommes politiques, sa contribution à la lecture intelligente de l’évolution politique de son pays.
Prix : 20 € (5000 Franc cfa)
ISBN : 978-2-912717-23-8 Année de parution : 2008
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| Exorcisme
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Jean-Jacques Goma
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La poésie de Jean-Jacques Goma est une poésie tout en fleurs, tout en couleurs, bien gonflée, bien pleine, cueillie sur la mer vermeille, au coucher du soleil ; une couleur domine ; au contact du souffle chaud, elle s'ouvre en ombrelle. Elle est belle et rouge éclatant.
Un témoin assiste au loin, dans le vallon. C'est le bel oiseau des champs qui tourne la tête d'envie ; et le poète, ce soir-là, fut heureux comme un roi. Car, par définition, la poésie de Jean-Jacques Goma est une poésie d'amour, de joie, de paix, de souvenir, du don de soi, de son cœur.
« Donne-moi la main », dit le poète à la bien-aimée. Et la colombe fidèle est là aussi, pour en témoigner. Et le poète continue de livrer un splendide sourire. Car il en a à revendre du sourire d'amour. Il en a d'abord pour sa bien-aimée, de la belle Dalicarlie. Un feu intense ! Immense ! Qui provoque une attente passionnée. Et l'invitation du poète ne tarde pas.
« Descendons dans mon jardin de lys ! » éclosion de l'amour et de la tendresse :
« J'appartiens à ma bien-aimée ! Elle m'appartient. » Et le poète esquisse une nouvelle définition de la poésie.
Désormais le poète ne criera pas. Il murmure seulement. Car seul le murmure est beau. Il ne pleurera plus. Il sanglotera seulement, car seul le sanglot est poème. Il ne trépignera plus, il ondulera seulement ; car seule l'ondulation est douceur.
Tant de précaution, malheureusement, ne peut assouvir sa soif d'amour, tant et si bien qu'il lui manque un petit nid pour loger son cœur en flammes. Et elles sont nombreuses, les bien-aimées, prêtes à lui offrir le leur.
D'abord Munono ! Puis Germina ! Et ensuite Patricia ! Le poète est usé à promener en laisse comme un chien sa force d'aimer. Et tout d'un coup, son regard monte jusqu'à Dalicarlie, le mont sacré. Dalicarlie se laissera-t-elle gravir ?
Dalicarlie, est-ce toi, ma bien-aimée ? Toi la Vierge mystique, toi Bulamba, qui jamais ne t'offre à nul humain connu ? Toi la divinité à Tandala vénérée et par les jouvenceaux recherchée ?
Toute la terre danse autour de toi, Dalicarlie bien-aimée. Aucun homme à l'âme poète ne peut poser sur toi son regard sans chanceler et s'évanouir d'émotion, Dalicarlie, mon amour ! Paysage féerique.
Toute la terre frémit. Ma terre participe au vrombissement de l'Océan. Le soubassement des profondeurs vomit des charges d'amour. Même celle que l'on a meurtrie et que l'on a violée. Elle chante encore ma terre, au son du kisansi :
Je chante la Sangha et la Likouala et les Cataractes du Djoué. Je respire le puissant souffle du Niari, de la Nyanga et de la Bouenza.
La poésie de Jean-Jacques Goma chante la grandeur de Dieu et célèbre sa puissance. « Dieu tout Puissant
quand mon cœur considère tout cet univers créé par ton amour ». Mais voilà que l'homme, dénature tout cet univers bâti avec amour et fait de la terre un enfer, se fait adorer et nie Dieu. Il accuse Dieu d'avoir créé le mal.
Pour sauver l'univers, Dieu crée les animaux deux à deux. L'homme accuse Dieu d'avoir sauvé la malaria et la tuberculose en les mettant dans l'Arche. Et il fait de la mort la femme de Satan.
Mais Jean-Jacques Goma, le poète sauve la foi, comme Salomon, la sagesse. Le poète cherche Dieu, partout, jusque sous terre, jusque dans la vie de l'homme riche. Cet homme riche peut tout demander, et tout obtenir. Mais le poète ne demande pas la sainteté, ni le salut, mais la foi. Et pas n'importe quelle foi, surtout pas celle qui éteint les volcans, mais celle qui fait fondre son cœur de pierre. Salomon ne demande ni la richesse, ni la puissance, mais la sagesse pour conduire le peuple jusqu'en Canaan.
Jean-Jacques Goma continue. Il prend le symbole de Mulele, symbole de la résistance du peuple noir, colonisé depuis des siècles. Mulele poétisé par Jean-Jacques Goma est un opposant à Sesse Sekoo. Le Congo l'a ramené d'Europe où il était en exil. Et Charles, mon ministre des Affaires étrangères, revenu avec moi à Tandala, traverse aussitôt à Kin pour livrer le colis humain. Et le vendredi, comme le Christ, Mulele fut pendu. Car Sesse Sekoo n'a jamais badiné avec les opposants. Un peu comme son voisin d'en face qui décapitait comme il respirait.
Mulele disait toujours non ! Non ! Non ! Non ! à la chosification ! Non à la robotisation ! Non et encore non ! En cela Mulele ressemble à Tsimba Mvita ! Car Tsimba Mvita savait tenir le combat comme le Mont Tsutsungi qui exprime notre volonté de liberté et nous sert de citadelle.
Mulele est mort, pendu par Mobutu. Mais l'Afrique demeure. Elle reste ma mère, mon père et mon frère. Et Dieu demeure aussi à l'Olympe. Jean-Jacques Goma est déçu. La Révolution secoue Tandala qui tremble comme Jéricho. Le gong sonne, et en même temps vibre la vrille de la déception. Le chant du poète retentit, chantant le désespoir :
- Tant d'espoir devrait-il couler entre les doigts ?
- Tant d'amour devrait-il couler dans une mer de haine ?
- Dieu nous lâcherait-il entre les mains des rapaces ?
Et c'est la révélation. Deux héros sont invoqués : le pays Koongo, invoqué comme un Dieu sauveur et Grenard, le grand héros koongo, révéré par les Koongo comme un libérateur. Mais cette révélation annonce l'arrivée de deux dictatures : la dictature blanche et la dictature noire. Cette double dictature apporte à l'esprit du poète de nombreuses questions :
- Dieu dort-il ?
- Dieu est-il devenu aussi vieux que le sphinx de Pharaon ? Ce Dieu qui fit de la Mer Rouge un pont d'espoir ?
Mais le poète revoit les nuages de la destruction de la belle ville de Tandala, c'est-à-dire Brazzaville. Tandala est personnifié. Sa mamelle est crevassée. Tandala, Brazzaville devient Canaan, soumis aux pillages. Et c'est le départ pour l'exil, pour la mort du peuple :
- « Le meilleur de ton sang s'éparpille, étamines effeuillées à travers le monde, s'adultérant avec l'étrangère. » Ô peuple humilié ! bafoué !
Mais l'optimisme habite toujours le poète. Il est sûr que le Koongo se reconstruira, pourvu que Dieu fasse pleuvoir la belle giboulée de Ntombo, la fameuse pluie qui renouvelle la nature, la première pluie après la saison sèche, celle de septembre, au Congo.
Le Koongo renaîtra quoi qu'il arrive. Mais un souhait accompagne cet espoir. Le poète veut naître de nouveau pour que le Koongo, son pays renaisse. Il suffit pour cela que n'existent plus les tancks et les bombes dans un pays où l'amour coulera des fronts.
Demain le Koongo renaîtra ! Et nous revivrons. Et Grenard avec nous !
Professeur Jean-Pierre Makouta-Mboukou
Prix : 5 € (3000 Franc cfa)
ISBN : 2-912717-89-2 Année de parution : 2008
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| Les Ballades Nostalgiques
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Racine Kane
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« Les Ballades Nostalgiques » de Racine Kane est à la fois roman d’amour poétique, érotique et fantastique, roman d’introspection, appréciation critique de l’état de sous-développement de l’Afrique et œuvre didactique.
Trèfle, une journaliste pugnace, se bat de toutes ses forces pour garder son homme Willy Bobo, « musicien aux deux disques d’or, la fierté du continent », aux prises avec « Thiakaye », une « apparition » féminine qui tente de séparer les deux amoureux.
Dans cette lutte, l’introspection est l’arme adéquate pour gagner. Thierno Alpha, patron de Trèfle, ami et confident du couple non encore marié est adepte de l’introspection et de la psychanalyse. Une bague magique léguée par son père lui a permis de « voyager plus facilement en lui pour mieux se connaître. » Avec l’aide d’Alpha, Willy Bobo, pour vaincre, parvient par le biais du rêve à se persuader que « Thiakaye », « la force de déstabilisation camouflée derrière chaque volonté légitime de plaisir, de puissance et de gloire », n’est autre que lui-même.
« Le raid intérieur » d’Alpha et celui de Willy Bobo nous permettent de savourer de belles pages de littérature fantastique (le voyage d’Alpha dans le désert) et érotique (le méga-concert de Willy Bobo dans un stade).
Mais, si le rêve tient une bonne place dans les « Ballades Nostalgiques », le roman de Racine Kane est, aussi, bien ancré dans la réalité africaine contemporaine. Par l’intermédiaire de « Thiakaye », l’auteur dénonce « la corruption et l’imposture des marabouts, des politiciens, des gourous ou artistes » et se livre à une critique sévère de l’état de sous- développement de l’Afrique : « Ta race n’est qu’une race inférieure, la poubelle de cette planète… vous n’êtes que des fainéants, partisans du moindre effort, des sous-hommes qui n’apprennent qu’un seul geste dans leur triste vie : celui de tendre la main. »
En mêlant rêve et réalité, Racine Kane nous propose avec « Les Ballades Nostalgiques » une œuvre à la fois poétique, érotique, fantastique, didactique et engagée.
Prix : 15 € ( Franc cfa)
ISBN : 2-912724-31-7 Année de parution : 2007
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| L'épopée d'Aimé Césaire et de Victor Hugo
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Martinique Paul-Christian
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Victor Hugo, Aimé Césaire, qu’est-ce qu’ils ont en commun ou de différent ? Qu’est-ce qui les rapproche ou les distingue l’un de l’autre ? Une étude comparative sérieuse, savante et bien menée sur l’ensemble de leurs œuvres respectives aura beau jeu, un jour, de le montrer de manière éclatante. En attendant, pour ne se cantonner qu’aux « Châtiments » et « Cahier d’un retour au pays natal », c’est leur mouvement général. C’est la démarche respective des poètes qui consiste à passer de: Nox et Lux. C’est dans cette démarche, ce moment charnière entre la fin d’une nuit, et le début d’un jour nouveau, qu’on appelle communément l’aube, et que Césaire appelle « petit matin ».C’est cette lutte farouche entre l’obscurité et la lumière, le noir et le blanc, signes d’un conflit intérieur. Ce sont leurs sensations face à un monde en déliquescence; une société insupportable, invivable, un système socio-politique critique, vicié et en putréfaction. C’est la revendication d’un monde meilleur, plus juste et plus humain, qui montre à l’évidence, le caractère profondément prométhéen et démiurgique de leur poésie. C’est leur conception de la poésie, à savoir, cette arme redoutable à laquelle aucune forme d’oppression et d’exploitation ne résiste. Cet instrument efficace qui permet de transformer sinon de recréer le monde, et ainsi, de le purifier. Ce qu’ils ont en commun, c’est le caractère tout à la fois, symbolique, messianique, prophétique, ou visionnaire de leur poésie, et qui atteste que le poète n’est pas seulement un rêveur, mais aussi, un homme d’action. Qu’il n’est pas dépourvu de toute mission, bien au contraire. C’est le sens de leur engagement et de leur combat. C’est la force de regarder non seulement le présent, mais aussi demain. C’est la puissance symbolique que dégagent les deux œuvres. Enfin, c’est leur dimension épique.
Hugo, Césaire, assurément deux auteurs considérables. Deux Titans de la Littérature Française et Négro-Africaine. L’un Romantique. L’autre, Surréaliste ou surréalisant, en tout cas, poète péléen, volcanique.
Les « Châtiments », « Cahier d’un retour au pays natal », deux œuvres que sépare un siècle de distance. Pourtant, ne sont-elles pas si proches ? C’est ce que nous avons voulu montrer dans cette étude analogique, où nous avons absolument tenu à commencer par celle de d’Aimé Césaire, parce que c’est elle qui en est à la base, en est le détonateur.
Prix : 20 € ( Franc cfa)
ISBN : 2-912724-30-9 Année de parution : 2007
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| Repères pour l'Afrique
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Joseph Ki-Zerbo
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Porter à la connaissance des jeunes générations les nombreux et pertinents messages du regretté Professeur Joseph Ki-Zerbo est l’une des missions du Centre des Études pour le Développement africain, (C. E. D. A). Dans cette perspective, le Centre a conçu le projet « Histoires d’Afrique » centré sur la personnalité et l’œuvre de l’illustre historien, chercheur et homme de culture burkinabé.
« Repères pour l’Afrique guide pour la lecture de l’immense production inédite de Joseph Ki- Zerbo, s’articule autour de ces quatre problématiques d’intérêt majeur : historicité de l’Afrique, Identité africaine et Éducation africaine, Développement endogène et Unité africaine.
L’analyse des maux dont souffre l’Afrique débouche sur ce cri du cœur et de la raison : « il faut désenclaver les consciences et les subconscients ». Le vrai développement suppose l’intégration africaine, laquelle est, elle aussi, largement tributaire de la conquête de l’identité. En s’appuyant sur une école autre, qui intègre les valeurs cardinales que sont le sens de l’altérité et la fidélité à la parole donnée, l’Afrique peut s’ouvrir au développement endogène. Ce type de développement, testament de l’auteur, est défini comme « le passage de soi à soi à un niveau supérieur », « un mixte dans la verticalité du temps entre l’ancien et le nouveau et dans l’horizontalité de l’espace ».
Par-delà le contenu de cet ouvrage, sa publication, à titre posthume, est un hommage mérité à un grand intellectuel panafricaniste qui a mobilisé son savoir, son savoir-faire et son savoir être, pour que l’Afrique, malgré les turbulences et les impasses, reste debout !
Nan laara an saara ! Si nous ne mettons pas debout, nous sommes morts !
Prix : 20 € (5000 Franc cfa)
ISBN : 978-2-912717-17-7 Année de parution : 2007
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| Haïti : le naufrage de l'État
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Warner Cadet
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Cet essai tente d'analyser et faire soupeser la part de responsabilité des citoyens dans l'échec de la société haïtienne à construire une nation vivace et fiable, bien commun à tous, dans le concert des autres nations. L'État, entité de pouvoir collectif, accaparé de tout temps par une minorité oligarchique, est mis au service des intérêts exclusifs de cette dernière au détriment de l'ensemble de la population.L'intérêt général a été sacrifié au profit des intérêts individuels.
L'histoire politique, économique, sociale et culturelle est ainsi revisitée à la lumière des visions et comportements de générations successives qui fascinées par le pouvoir et ses avantages l'ont utilisé plus comme moyen de promotion personnelle et de leurs proches que comme un outil de transformation et d'évolution de la société.
Prix : 23 € (15000 Franc cfa)
ISBN : 978-2-912724-20-5 Année de parution : 2007
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| Luttes politiques et résistances féminines en Afrique
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Fatou Sarr
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L'ouvrage collectif proposé par les équipes du Forum du Tiers-Monde et le Laboratoire Genre et Recherche Scientifique de l'Université Cheikh Anta Diop, fait le point des luttes des femmes en Afrique et dans le monde arabe. C'est un point de départ incontournable pour donner à la lutte des peuples pour leur émancipation toute l'ampleur qui lui est nécessaire pour « changer le monde ».
Les femmes sont dans un mouvement de contestation qui illustre bien les capacités de changement qu’elles sont capables de véhiculer en obligeant la société à reconnaitre leurs spécificités féminines. Leurs revendications sont nombreuses ; elles touchent tous les domaines de la vie publique et privée et procède d’une démarche collective.
En ce sens, la portée de leur mouvement excède largement leur petit nombre. Peu importe les contradictions que peuvent engendrer ces changements radicaux voulus par ces féministes ; l’essentiel est d’imprimer, dans la vérité des rapports sociaux, leurs valeurs qui leur ont permis jusqu’à présent, indépendamment des positions sociales qu’elles occupent, de tisser des réseaux de solidarité et d’être présentes dans la Société Civile.
Dans les décennies à venir, le féminisme permettra certainement de jeter de nouveaux éclairages non seulement sur le sujet qui l’occupe en premier ; les relations entre les sexes, mais aussi sur la plupart des questions d’actualité dans lesquelles les déséquilibres du pouvoir jouent un rôle important.
Mais quelque soit la stratégie choisie, les féministes ont besoin d’alliés et d’appuis si elles ont pour objectif d’améliorer, voire de modifier, la pensée et la méthode politico-économique du moment.
Prix : 15 € (10000 Franc cfa)
ISBN : 978-2-912724-25-2 Année de parution : 2007
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